Métaux voisins – Friederike Mayröcker

nuit intraruinée intraruinante

pour PERSONNE

matin de novembre par la fenêtre

au-dessus les hublots verts

la tige d’une plante est souvent une voie

salamandre humaine à gélatine d’yeux de verre

la papillon qui hiberne sous le radiateur

ne bouge plus

papier crissant du pain –

quelque part derrière des rideaux obscurs

ils sont déjà là attroupés sardoniques ricanant sans pitié

attendant ma défaite définitive

et que je m’étende sur le sol en terre et croupisse

qu’alors ils bondissent sur moi sur mes parties tendres et me piétinent

pendant que je sursaute et demande –

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