La bataille/ Colette Magny

« Dans la famille coup de poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils. Et moi la mère ! », disait Colette Magny.
Elle est partie jeudi dernier. Ferré l’avait précédée. Lavilliers voyage. Ribeiro chante Magny.
Le Forestier, qui chante Brassens, se souvient sans doute de l’enregistrement partagé il y a vingt et un ans avec Colette et sa copine Mara, Chili, un peuple crève. Se souvient-il aussi avoir dansé, quelques années plus tard, avec le « pachyderme de sexe féminin » sur la scène du théâtre de la Ville ? Une plume de Télérama, Jacques-André Bertrand, aujourd’hui écrivain, enlaça aussi la dame lors de ses concerts…
On a toujours aimé Colette Magny pour ses combats irréductibles. Civiques : sa tempétueuse solidarité avec toutes les minorités, tous les minorisés ; artistiques : son timbre blues, allié au jazz et au free-jazz, qui incendiait ses chroniques-collages (articles, tracts, poèmes), ses interprétations de Louise Labé, Rimbaud, Artaud, Billie Holiday… , ses chansons à elle, inventives, insoumises.
Kevork, c’est la saga de la pintade, volatile venu d’Afrique, volaille d’élevage qui peut, en s’échappant, redevenir sauvage. Magny, jamais domestiquée, a gardé son chant libre. L’entendons-nous ? »

Colette Magny, l’insoumise. Par Anne-Marie Paquotte (Télérama)

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