En quête de La femme squelette

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When Women were Birds

De squelette à oiseau

En route pour écrire (réécrire) ‘La femme squelette’, je tombe (mène-moi où tu veux, cher inconscient)sur ce blog, et ces images…

On peut y lire, entre autres, que

« L’aigle a été le premier chaman, envoyé aux humains par les Dieux pour soigner les maladies et les souffrances. Mais frustré de ne pouvoir se faire comprendre des humains, l’oiseau s’est uni à une femme, qui a donné naissance à un enfant dont descendraient tous les futurs chamans. »

Mais moi, j’hésite entre le goéland, l’albatros ou le cygne. Le cygne est trop joli, mais il possède un background intéressant, selon Le dictionnaire des symboles:

« De la Grèce ancienne à la Sibérie, en passant par l’Asie Mineure (tous, lieux qui parlent à mon imaginaire), aussi bien que par les peuples slaves et germaniques (idem), un vaste ensemble de mythes, de traditions et de poèmes célèbre le cygne, oiseau immaculé dont la blancheur, la puissance et la grâce font une vivante épiphanie de la lumière »

« … et Bachelard de conclure : ‘l’image du cygne est hermaphrodite. Le cygne est féminin dans la contemplation des eaux lumineuses, il est masculin dans l’action. Pour l’inconscient, la méditation est un acte. Pour l’inconscient, il n’y a qu’un acte…’. L’image du cygne, dès lors, se synthétise, pour Bachelard, comme celle du Désir, appelant à se confondre les deux polarités du monde manifestées par ses luminaires. Le chant du cygne, dès lors, peut s’interpréter comme les éloquents serments de l’amant… avant ce terme si fatal à l’exaltation qu’il est vraiment une mort amoureuse. Le cygne meurt en chantant et chante en mourant, il devient de fait le symbole du désir premier qui est le désir sexuel. »

« Poursuivant l’analyse du chant du cygne, il est troublant de retrouver, par le biais de la psychanalyse, la chaîne symbolique lumière-parole-semence, si présente dans la pensée cosmogonique des Dogon : Jung, note G. Durand, rapprochant le radical sven du sanscrit svan, qui signifie bruire, va même jusqu’à conclure que le chant du cygne (schwan), oiseau solaire, n’est que la manifestation mythique de l’isomorphisme étymologique de la lumière et de la parole. »

« Le cygne fait également partie de la symbolique de l’alchimie. Il a toujours été regardé, par les Alchimistes, comme un emblème du mercure. Il en a la couleur et la mobilité, ainsi que la volatilité proclamée par ses ailes. Il exprime un centre mystique et l’union des opposés (eau-feu), en quoi l’on retrouve sa valeur archétypale d’androgyne. Au monastère franciscain de Cimiez, la devise latine dégage l’ésotérisme de l’image Divina sibi canit et orbi. Il chante divinement pour soi et pour le monde. ce sifflement est nommé le chant du cygne (le signe chantant), parce que le mercure, voué à la mort et à la décomposition, va transmettre son âme au corps interne issu du métal imparfait et inerte. »

A propos du goéland et de l’albatros, le Dictionnaire des Symboles ne s’exprime pas.

Sygnes…

D’oiseau (cygne) à sirène

9649185Je chemine et voici, oh merveille, que de l’oiseau je parviens aux sirènes. Tout cela appartient encore à ma femme squelette.
Tout est ici.

On la pense généralement mi-femme, mi-poisson. Mais il ne s’agit là que de la tradition médiévale. Dans la tradition antique elle était mi-femme, mi-oiseau.

Comment en est-on venu à ce passage de l’oiseau au poisson? Probablement cela paraissait cohérent que ces sirènes, rencontrées en pleine mer, aient une part poisson. Mais le danger venait de leur chant… Poissonnières chantantes…

Que me dit ce cher Dictionnaire des Symboles?

« Sous l’influence de l’Égypte, qui représentait l’âme des défunts, sous la forme d’un oiseau à tête humaine, la sirène a été considérée comme l’âme du mort, qui a manqué sa destinée et qui s’est transformé en vampire dévorant. »

« Si l’on compare la vie à un voyage, les sirènes figurent les embûches, nées des désirs et des passions. Comme elles sortent des éléments indéterminés de l’air (oiseaux) ou de la mer (poissons), on en a fait des créations de l’inconscient, des rêves fascinants et terrifiants, en quoi se dessinent les pulsions obscures et primitives de l’homme. Elles symbolisent l’autodestruction du désir, auquel une imagination pervertie ne présente qu’un rêve insensé, au lieu d’un objet réel et d’une action réalisable. Il faut comme Ulysse s’accrocher à la dure réalité du mât, qui est au centre du navire, qui est l’axe vital de l’esprit, pour fuit les illusions de la passion. »

De sirène à squelette

8852688Pour boucler la boucle, forçons un peu la rencontre…

Je recherche les squelettes associés aux sirènes. On trouve quelques étrangetés… Vraies ou fausses? En tout cas, pour mon cabinet des raretés, pour les rebonds de l’imagination, je suis servie.

Sans trop me tracasser, je livre ci-dessous quelques photos et explications venues tout droit d’un autre blog (cité). A consulter sans esprit critique, seulement avec appétence de l’inimaginé.

Et pour être cohérente avec la démarche de la matinée, petit tour par le Dictionnaire des Symboles! ce qui y est dit de Squelette :

 » Dans l’alchimie, symbole du noir, de la putréfaction, de la décomposition, couleurs et opérations qui préludent aux transmutations. Il ne représente pas une mort statique, un état définitif, mais une mort dynamique, si l’on peut dire, annonciatrice et instrument d’une nouvelle forme de vie. Le squelette, avec son sourire ironique et son allure pensive, symbolise le savoir de celui qui a franchi le seuil de l’inconnu, celui qui a percé par la mort le secret de l’au-delà. Dans les rêves, il indique l’imminence d’un événement qui transformera la vie, en brisant avec une certaine accoutumance, dont le sujet pressent avec angoisse la disparition, sans savoir encore ce qui lui succèdera. »

Momie de sirène exposée au Temple de Zuiryuji (Osaka). Cette momie a été offerte au Temple en 1682 par un marchand de la région de Sakaï. Ce même Temple expose également une momie de Kappa et celle d’un bébé Dragon. (source)

Source des images : http://magiedubouddha.com/p_thai-sirene1.php

Une autre momie de sirène, conservée au Temple de Myouchi (Kashiwazaki, région de Niigata). Cette momie ne mesure que 30cm de long et est dans une posture étrange, les mains levées au niveau du visage (cette posture se retrouve sur plusieurs des momies de sirènes existantes sans que l’on ait la moindre explication la concernant). (source)

5249241_origCette momie de sirène est exposée dans un Temple Shintoiste de la ville de Fujinomiya. Cette momie mesure 1.70 m et est âgée de 1400 ans, elle est la plus grande et la plus ancienne existante. Elle a une grosse tête chauve, excepté quelques touffes de cheveux entre son nez et son front. Elle a les yeux et la bouche ouverte, des mains palmées avec des griffes. Le bas du corps ressemble à celui d’un poisson. Cette momie est hélas en assez mauvais état. La légende dit que cette sirène serait apparue au prince Shotoku Taishi quand celui-ci passait le long du lac Biwa. La sirène raconta alors au prince comment elle avait été transformée en sirène à cause du fait que dans sa vie précédente elle avait pêché dans le sanctuaire naturel d’un Temple. La sirène lui dit qu’au fil des ans elle avait réalisé l’horreur qu’il y avait à détruire la vie et qu’elle était prête à se réincarner. Son dernier voeux avant de mourir étant que le prince construise un Temple où le corps de la Sirène serait exposé et utilisé pour enseigner aux visiteurs à quel point la vie est Sacrée. Puis la Sirène mourût, le prince recueilli son corps et construisit le Temple. Cependant après que de nombreux phénomènes étranges se soient produit, la momie fût confiée à un autre Temple et changea de mains plusieurs fois avant d’arriver finalement dans le Temple où elle se trouve de nos jours. (source)

7688525_origAutre momie de Sirène Japonaise (âge et origine exacte inconnue, source)

Les sirènes sont présentes également dans des gravures anciennes japonaises. Par exemple les gravures de Ito Keisuke, qui les dessine au milieu de planches d’animaux réels très bien représentés, ce qui laisse à penser que l’artiste a réellement vu des sirènes vivantes.

4645786_origDans certains cas des momies de Sirènes ont été exposées dans des musées, comme ici au musée Stracké (à Ostende, Belgique)

6732326_origMomie de Sirène ancienne dans une collection privée Anglaise (source)

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