Juan et la mer

Juan était ferrailleur sur un paquebot. Il était chargé de collecter tout objet de métal jeté ou inutilisable. Il veillait aussi sur l’eau. Tout détritus, reste de navire pulvérisé,de satellite tombé à la mer, de canette jetée par dessus bord;tout cela il devait le récupérer. Il purifiait la mer de son métal.

Mais il en était arrivé à une situation critique: la petite cale qui lui se servait de couchette et d’entrepôt pour sa ferraille était tellement bourrée qu’il devait lui-même dormir devant sa porte. Il voulut parler de sa situation à son commandant,qui le rabroua vertement, trop occupé à éviter les icebergs du golfe de Behring. Mais à force de mal dormir, à même le sol dur,et piétiné parfois par des marins ensommeillés traversant le couloir étroit pour prendre leur quart, il devint angoissé et déprimé. Quelque chose dans son univers perdait de sa belle régularité et il se sentait chamboulé au plus profond de son être.

Il avait pourtant toujours trouvé beaucoup de beauté à son métier. D’un côté, il aimait beaucoup le métal, il aimait la manière dont il s’usait, se désagrégeant petit à petit dans une belle teinte rouille. Et de l’autre côté, il se sentait fier d’être le nettoyeur de la mer, il avait l’impression que la mer l’aimait bien pour ça, et dans ses scintillements, il imaginait voir des clins d’œil complices qu’elle lui adressait.

Mais maintenant, son métier lui montait à la bouche comme une nausée, de la même façon que les bouts de métal jaillissaient de manière incontrôlée dès qu’il tentait d’ouvrir la porte de sa cabine.

Juan en était donc à pleurer sa vie qui prenait l’eau, penché au bastingage à l’arrière du paquebot. Il pleurait tant que le commandant vint le trouver pour lui intimer l’ordre de cesser. Il mettait, prétendait-il, une sale ambiance dans l’équipage, on avait vu, en effet, chose rare et détestable, des marins, les yeux pleins de larmes, se plaignant d’un ineffable mal de vivre. Il répugnait voir les yeux bleus des marins embués d’eau,car ils perdaient ainsi leur acuité, et l’horizon perdait sa belle ligne et devenait dangereusement agité. En sus, conclut-il, vos larmes font monter le niveau. Et de ça, on n’a vraiment pas besoin,avec toutes ces fontes de glaciers, c’est insupportable, vraiment.

Juan se sentait profondément incompris. Il en vint à songer à rejeter tout son métal à la mer. Puis accablé par le sentiment d’échec que serait cette absolue reddition, il pensa se jeter lui-même à l’eau, se disant qu’il était probablement moins polluant que le métal.

C’est alors que la mer elle-même se manifesta et lui souffla des paroles encourageantes. Elle ne voulait pas le perdre, elle avait besoin de lui, elle comptait sur lui. Elle lui dit de revenir la nuit quand tous dormiraient : elle lui transmettrait un secret et un savoir-faire précieux.

Juan renifla un bon coup, un peu rasséréné, et on le vit, le reste du jour, moins aqueux et plus calme, bien que guère causant.

Il voulut faire une sieste pour être en forme pour la grande leçon de la mer, mais ce fut absolument impossible : la circulation était trop dense dans l’étroit couloir où il avait installé, comme on le sait, ses pénates, et il se fit rabrouer avec agacement par les passants pressés. Juan se retira donc, boudeur, et commença dès le milieu de l’après-midi à lutter contre le sommeil puisqu’il le redoutait. Il lutta tant qu’il fut effectivement très fatigué déjà au coucher du soleil. Comme il restait très concentré sur le moindre affaiblissement de ses paupières, il finit par s’hypnotiser, et tomba dans un sommeil très profond, presque un coma, qui, même s’il n’était pas approprié justement ce soir-là,lui fit grand bien, réparant d’un seul coup les précédentes nuits agitées.

Mais enfin, la mer vint et ne le vit pas. Elle craignit une trahison de celui en qui elle fondait tous ses espoirs.Elle ne se laissa pas démonter : elle passa au plan B. Elle fit appel à son frère, son collègue, celui avec qui elle passait des nuits à argumenter, chacun défendant sa propre chapelle pour terminer morts saouls et morts de rire à en venir à la conclusion qu’ils étaient complémentaires : j’ai nommé, Mesdames et Messieurs, l’Inconscient – l’insondable, et ses acolytes, les rêves. Elle fit donc venir son frère, son ami, son alter-ego. Il vint, dandy rigolard, amusé qu’elle l’appelle au secours. Elle lui dit avoir besoin de quelques rêves pour livrer un secret à un homme en peine. L’inconscient, rajustant son monocle, ironisa : « Tiens!Que de générosité! » Mais le temps pressait, et ce n’était pas le moment des joutes oratoires magnifiques, et la mer ne répondit pas. L’inconscient prêta deux petits rêves biens efficaces. La mer leur souffla son secret et ils investirent la nuit de Juan. Ils ne firent rien d’autre que chanter des chansons en chœur polyphonique et toute la nuit de Juan en fut bercée.

Le matin, au réveil, Juan ne pensa pas une seconde à son sommeil coupable, mais une idée fixe lui donnait une détermination féroce. Il voulait chanter des chœurs polyphoniques sur une barque qui suivrait le paquebot à distance de quelques miles. A la surprise de tous, le commandant se porta spontanément volontaire pour la voix de basse. Il adorait chanter, assura-t-il. On prit un marin pré pubère pour les aigus.

Un moment de flottement suivit ces décisions hâtives. Comme si chacun se demandait jusqu’où il était sain de suivre des impulsions issues d’un rêve. Puis, comme personne ne faisait rien pour dissiper le malaise, un grand éclat de rire, une plaisanterie qui aurait ramené tout à sa juste valeur, il ne restait plus aux trois hommes qu’à monter dans la barque et se laisser doucement descendre. Le commandant gardait un air digne, Juan était tendu et impatient, le jeune marin se sentait puni et cherchait quelle erreur il avait bien pu commettre pour subir un tel châtiment. Puis la barque se laissa distancer. Des marins restaient à la regarder qui devenait de plus en plus petite. Ils se sentaient bizarres, ils pressentaient un mystère qui n’en était qu’à son premier développement.

Sur la barque, Juan se mit à enseigner ses chants,ceux qui lui avaient été légués par la mer, par l’intermédiaire des deux rêves. Ils s’appliquèrent beaucoup. Juan n’avait jamais enseigné auparavant le chant à trois voix et ses explications confuses pâtissaient des complexes de supériorité du capitaine qui aurait fort souffert de n’avoir pu reprendre à son compte chaque directive de Juan en lui donnant un sens tout personnel. Le jeune marin passait le plus mauvais moment de sa vie, il ne savait pas où il était, il ne savait pas ce qu’il faisait, il ne savait pas qui commandait, il ne savait pas quand tout cela finirait.

Au crépuscule, ils furent enfin prêts. Mais le commandant et le jeune marin ne pensaient pas devoir passer la nuit sur la barque. Cependant ils étaient piégés : leur navire n’était qu’un tout petit point lumineux vers l’avant. Le commandant hurla des ordres, tapa du pied – ce qui fit tanguer la barque dangereusement– mais le navire, petit point de lumière, continuait de rétrécir.Puis le commandant se retourna contre Juan et l’accusa de mutinerie et d’enlèvement du capitaine et de son équipage. Là-dessus, le jeune marin se mit à sangloter parce qu’il lui semblait qu’il venait enfin de récupérer une identité plausible : il était victime d’un enlèvement aux côtés de son capitaine. Ses pleurs témoignaient de son soulagement de s’être retrouvé dans un rôle connu au répertoire – même si personnellement il ne l’avait jamais pratiqué auparavant -, du relâchement de ses nerfs après l’épreuve difficile que fut cette journée, de l’émotion qu’il avait à comprendre qu’il représentait tout l’équipage pour son commandant et aussi, et peut-être surtout, pour le caractère désespéré de sa situation. Les cris du commandant cessèrent avec les larmes de son équipage réduit (on connaît sa susceptibilité à l’égard des larmes). Il fit ce qu’il y avait de plus intelligent à faire dans telle situation : il tapota l’épaule du jeune marin avec autant de paternalisme qu’il le put, et d’un regard noir, il lança à Juan

– Et bien, chantons maintenant!

Mais ce n’était apparemment pas encore le temps de chanter. Il fallait d’abord prendre le pouls de la mer et se trouver une place dans ses pulsations.

La mer. L’exacte frontière entre le visible et l’invisible. Les trois hommes flottaient sur cette frontière, lisse comme une dalle de granit, et noire comme elle, et brillante aussi. Les plissements se faisaient où passait la barque. Sinon rien. Une mer presque solide à force d’immobilisme. Ils se sont tus longtemps, attentifs à ce silence si particulier. Tout d’abord le clapotis de la barque les distrayait encore du Grand Silence. Puis leurs oreilles perçurent les sons au-delà : L’Absence de Sons. Mais dans l’absence de sons,il y a encore le bruit d’un souffle, et dans ce souffle, aucun être humain sur cette terre ne peut s’empêcher de sentir une présence qui le fait tressaillir. D’effroi ou de gratitude. C’est ainsi que,tout envahi de cette présence au sein du Grand Silence, les trois hommes ne se parlaient plus, ne pensaient plus, mais devenaient comme prisonniers d’un envoûtement enveloppant. Tout en eux tentait de s’accorder au Grand Silence et à son souffle rempli de présence.

Un jaillissement à leur gauche les fit sursauter et rompit le charme. Ils étaient encerclés de baleines qui venaient cracher leur eau à la surface. Leur panique faillit leur être fatale. Ils sursautèrent et la barque chavira. Leurs cœurs battaient à tout rompre et le sang leur frappait les tempes. Être encerclé de telles masses en mouvement, invisibles, leur donnait le vertige. Ils se sentaient nus, protégés seulement par quelques planches de bois des profondeurs qui ne leur feraient aucun cadeau.Le souffle court, Juan cria : « Maintenant! C’est maintenant. Il faut chanter! »

Et leurs voix grésillèrent bizarrement dans ce silence. Il leur fallut longtemps avant de s’émerveiller de leur propre chant, longtemps avant de laisser leurs voix sortir de leurs corps et s’élever ensemble, et encore plus longtemps avant de laisser le Grand Silence chanter avec eux, ou plutôt à laisser leur chant être porté par celui du Grand Silence.

Ce fut un moment de communion inouïe. Tellement que tout ce qui avait été initié au mystère de la vie commença à ressentir le même besoin de communion.

La mer attendait cette heure, car elle avait un plan, un plan incroyable.

Elle commença à se gonfler, se gonfler de plaisir et de satisfaction. Elle roulait ses vagues sous elle, elle les roulait bien rondes, bien pleines, lentes à se gonfler, lentes à monter, et puis les arc-boutait un instant en arrêt au-dessus des flots et les relâchaient d’un seul coup en écume blanchâtre. Puis le mouvement reprenait, lent et ample. Puis, progressivement, plus rapide, plus impérieux, plus vaste, plus englobant. La mer se déchaînait, roulait sur ses vagues, se mettait en branle jusqu’au plus profond de ses abysses. Elle imprimait son mouvement à tout ce qui vivait en elle. Et dans la barque, la barque ondulante sur les flots, le chant des trois hommes devenait un cri guttural, rauque comme des galets qui roulent dans les vagues, assourdi comme empâté de chair. Les mouvements de la barque entraînaient les corps des trois hommes, leurs corps s’unissaient à leur chant et ils furent bientôt parcourus d’ondes électrisantes les faisant se contorsionner par gestes brusques et imprévus.

Les vastes corps des baleines étaient parcourus des mêmes ondes électrisées. Ces grands corps se dressaient alors brutalement de toute leur masse par-delà les eaux rugissantes, loin au-dessus de la barque. Et retombaient comme un coup de hache dans lamer. Elles se blessaient la peau au coupant de l’eau. Mais elles recommençaient avec toujours plus de ferveur. Elles encerclaient la barque dans leur ballet sauvage. La mer donna une nouvelle secousse,plus forte. La barque tangua plus fort. Juan tomba dans les flots. Le capitaine et son matelot continuaient leur chant. Juan fut happé parles baleines et jeté de l’une à l’autre. Juan, suffoquant de peur et de transe délirante, s’agrippait aux corps des baleines dressées,agrippé à elles il les pénétrait. Dans le délire de cette nuit,Juan, remis entre les mains de forces qui ne le concernaient plus,s’est uni aux gigantesques baleines bleues en migration dans le golfe de Behring.

Et le paroxysme de leur jouissance fut tel que tout succomba à l’attraction fatale et au désir impérieux. Ainsi, on vit, et ce spectacle susciterait, si c’était ici le sujet, des pages de poésies fulgurantes, la mer mugir en direction de son acolyte préféré. L’inconscient accourut sans plus rien y comprendre lui-même, lèvres pendantes, joues flageolantes et les yeux déjà presque révulsés. Le fracas de leur union provoqua des remous chez tous les dormeurs de la terre, qui se réveillèrent tout humides et étonnés, pour la plupart, de cette vigueur inattendue. Ceux qui avaient la chance de découvrir quelqu’un à leur côté, dans des heureuses dispositions d’ailleurs fort semblables aux leurs, crurent au miracle de l’amour renouvelé. Les dormeurs solitaires, par contre, connurent la frustration de leur vie. On peut dire que le lendemain, l’humanité se résumait en deux clans : ceux qui, cette nuit-là, avaient dormi en couple et ceux qui avaient cavalé seuls.

Le matin, sur la mer, la lumière et le calme accentuaient encore l’irréalité de la nuit. C’était une aube qui avait le goût des souvenirs qu’on voudrait avoir déjà oubliés.Juan avait disparu, son corps ne flottait nulle part sur les eaux redevenues lisses. Il n’y avait plus que la barque, le commandant et le marin. La mer avait repris sa nature granitique, et dans cet état,personne n’aurait parié un cent qu’elle puisse avoir une volonté propre.

Le commandant hurlait, bavant et écumant de folie furieuse :

« Quel pervers ce Juan! Quel dégénéré!Quelle honte!! Ainsi c’est pour alléger ce genre de penchant qu’il nous a embarqués dans ce piège… Malédiction… Malédiction…Honte sur lui.. Honte sur toi, maudit…. »

Le matelot était devenu fou et continuait de chanter à tue-tête. Le commandant lui écrasa la figure à coup de poings.

Après trois longs jours de dérive, au cours desquels le commandant devint aphone et où le marin perdit son beau visage à peine sorti de l’enfance, le commandant prit la décision,à l’encontre de toute déontologie marine, de quitter navire et équipage, plongea et dans un crawl très stylé se dirigea –pensait-il – droit vers la Péninsule des Tchouktches, pays le plus à l’orient de la Russie où il avait toujours rêvé vieillir parce que les femmes y étaient si étonnantes.

Quelques jours plus tard, la barque échoua avec son dernier navigateur sur une île qu’on nomma par la suite « île saint Laurent », du nom du jeune marin qui s’y illustra particulièrement, mais ce serait une autre et longue histoire.

Quant à Juan… La mer l’avait mené où elle l’attendait. Elle l’avait fait rencontrer les baleines, envoûtées par l’alchimie des chants secrets transmis à Juan et exécutés par lui et ses compagnons, du Silence enveloppant de la nuit marine et de la sensualité de la mer en séduction. Elle avait orchestré ces unions contre-nature d’une main de maître, brisant les volontés des uns et des autres, balayant d’une vague distraite les traumatismes éventuels.

Juan était un innocent de la plus pure espèce :ses actes ne comportaient aucun préméditation. Le jeune marin,quant à lui, était un innocent sans désir propre et le capitaine un innocent avec une haute opinion de lui-même. Mais à tous trois manquait cette faculté qui propulse ceux qui l’attrapent comme un virus indéracinable dans les mondes obscurs de l’innocence perdue :la faculté de se voir de l’extérieur, de distinguer son propre impact dans la pupille et dans l’imaginaire des Autres : plus simplement prendre conscience de soi-même dans un rapport avec l’Autre.

Dans le drame, les innocents sont ainsi délestés du poids supplémentaire et inutile qui consiste à porter dans une même proportion que sa propre souffrance, ou sa colère, ou sa désolation, la moquerie, la compassion, l’ironie véhiculée par les autres à leur égard. Mais est-ce une vraie bénédiction? Parce que l’innocent souffrant n’est distrait à nul moment de son propre sentiment, il baigne dedans jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que son âme soit engloutie sans un tourment unique par lui généré.L’innocent vit tout en catastrophe, en urgence. Mais il épuise le sentiment. Une fois qu’autre chose s’impose à lui, il ne reste rien des précédents tourments, son âme est vierge à nouveau, balayée,purifiée. Ne reste qu’un parfum d’une chose vécue, qui vient flotter autour de lui comme une aura magique qui avertit les êtres à leur insu que celui-là a subi telle initiation.

Ceux chez qui ce vide ne peut se faire avant de recevoir une nouvelle expérience ne sauraient dire des innocents : »Tiens! ce sont des innocents », ils ne savent nommer ce qu’ils perçoivent de différent chez ceux-là, mais ils envient cette aura qui se forme autour d’eux avec le temps et l’intensité qui les anime, ils les jalousent férocement. La différence est qu’eux, ils ont accumulé en leur âme des strates d’émotions. Leur âme ne se nettoie plus jamais mais se compostise, fermentation d’expériences dont les effluves persistants imprègnent toute nouvelle expérience avant son éclosion. Ces êtres subissent des remontées de lave, des déplacements telluriques ouvrant des crevasses dans lesquelles crèvent tant d’émotions, de sentiments morts-nés. Ces êtres assistent à l’embourbement de leur vie dans les dépôts de leur passé, et ils ne peuvent rien y faire. Ils attendent parfois confusément une remontée des eaux, un raz-de-marée, une tempête de l’esprit; ils espèrent en revenir aux terres vierges pour rebâtir sur du neuf.

Mais il fallait s’aimer bien peu soi-même pour envier férocement Juan au moment où il se réveilla échoué sur une île inconnue dans un état psychologique à la frontière de la folie. C’est l’état critique : le cauchemar qui s’empare de la réalité et l’individu voit ce cauchemar l’approcher et le dévorer.Certains se laissent alors tomber très vite en fermant les yeux pour rester le plus étranger possible à leur propre engloutissement. Mais d’autres ne peuvent accélérer le cours des choses et vivent chaque étape de leur chute comme si elle était l’infini.

A son réveil Juan avait mal. Il s’était blessé quand son corps avait été projeté des vagues sur les rochers dont était constituée cette île, son visage était couvert de sang séché, ses blessures, sa gorge et ses poumons irrités et lacérés par l’eau saline le brûlaient, et son corps entier était brisé,par l’écrasement, par l’avalement des baleines d’abord, puis par les flots violents de la mer dont les vagues peuvent être dures et coupantes comme des silex. Et cette douleur ne parvenait pourtant pas à faire taire les pensées.

Inachevé (mars 2004) ©Catherine Pierloz

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s